Le secteur en quelques chiffres
L'agriculture française traverse une période de transformation profonde. Le nombre d'exploitations diminue mais leur taille augmente. La moyenne d'âge des agriculteurs est élevée (53 ans en 2023), ce qui signifie qu'une transmission massive d'exploitations est attendue dans les prochaines années. C'est à la fois un défi et une opportunité pour les personnes qui souhaitent s'installer.
Les métiers de l'environnement (gestion de l'eau, biodiversité, énergies renouvelables, conseil en transition écologique) connaissent une croissance soutenue. La réglementation européenne, les exigences des entreprises en matière de bilan carbone et les politiques publiques de transition génèrent des recrutements dans des profils jusqu'alors rares. Un technicien en énergie renouvelable ou un chargé de mission environnement dans une collectivité locale était un profil exotique il y a dix ans. Ce n'est plus le cas.
Les principaux métiers
Les fiches détaillées de ce secteur seront publiées prochainement. En attendant, voici les profils les plus demandés et leurs caractéristiques principales.
| Métier | Niveau requis | Salaire net moyen | Statut fréquent |
|---|---|---|---|
| Agriculteur / exploitant | BEPA à Bac+2 | Variable (revenu d'exploitation) | Chef d'exploitation |
| Technicien agricole | Bac+2 à Bac+3 | 1 800 - 2 800 €/mois | Salarié (coopératives, chambres d'agriculture) |
| Paysagiste | CAP à Bac+3 | 1 600 - 2 800 €/mois | Salarié ou artisan |
| Garde forestier / agent ONF | Bac+2 à Bac+3 | 1 700 - 2 600 €/mois | Fonctionnaire (ONF, collectivités) |
| Chargé de mission environnement | Bac+3 à Bac+5 | 2 000 - 3 800 €/mois | Salarié (collectivités, bureaux d'études) |
Les formations pour travailler dans ce secteur
L'enseignement agricole français dispose d'un réseau de lycées agricoles et de centres de formation agricole (CFPPA) présent dans toute la France. Du BEPA (équivalent CAP agricole) au BTS agricole en passant par le BTSA, les parcours sont variés et très souvent disponibles en alternance.
Pour les métiers de l'environnement, les licences professionnelles et masters en génie de l'environnement, écologie ou développement durable ouvrent des postes dans les bureaux d'études, les collectivités et les entreprises certifiées ISO 14001. La transition écologique crée des besoins qui ne cessent de croître.
Les personnes souhaitant s'installer comme agriculteur doivent obligatoirement suivre un parcours à l'installation (PAI) pour bénéficier des aides de l'État (DJA, Dotation Jeune Agriculteur). Les chambres d'agriculture accompagnent les porteurs de projet, y compris ceux qui viennent d'autres secteurs.
Se reconvertir vers l'agriculture et l'environnement
C'est l'une des reconversions les plus radicales mais aussi parmi les plus racontées. Chaque année, des milliers de personnes quittent des carrières urbaines pour s'installer en agriculture. La réalité est plus difficile que l'imaginaire : les revenus des petites exploitations sont souvent faibles les premières années, les aides à l'installation ont des conditions strictes, et la charge de travail est considérable.
Cela dit, pour les profils qui ont réellement pesé ces points, les dispositifs d'accompagnement existent et les opportunités de reprise d'exploitation sont nombreuses avec le départ en retraite de nombreux agriculteurs. Un stage de 6 mois en BPREA (Brevet Professionnel Responsable d'Exploitation Agricole) est souvent la voie la plus directe pour valider son projet.
La DJA (Dotation Jeunes Agriculteurs) peut atteindre 70 000 euros pour les installations en zone défavorisée. Elle est conditionnée à une capacité professionnelle agricole (CPA) et à un plan d'installation validé. Les chambres d'agriculture de votre département sont le premier contact à prendre pour un projet d'installation.
